Vaccins et aluminium : Depuis plusieurs années et des études sérieuses à travers le monde, la toxicité de l’aluminium ne fait plus aucun doute. A forte dose, il peut s’avérer très néfaste pour l’organisme. Présent dans certains cosmétiques (déodorants), il est également l’un des adjuvants de prédilection pour les laboratoires pharmaceutiques dans la confection des vaccins, malgré sa mauvaise réputation et l’existence d’alternatives « propres ».

Vaccins et aluminium : L’aluminium est-il nécessaire pour la fabrication d’un vaccin ?

La vaccination consiste à injecter un corps étranger dans l’organisme afin de susciter une réaction immunitaire contre la maladie infectieuse et stimuler ses défenses naturelles. Un vaccin est constitué d’un antigène (la molécule « atténuée » de la maladie) ainsi que de nombreux autres produits, notamment des adjuvants, nécessaires pour stimuler le système immunitaire. L’un des adjuvants le plus fréquemment utilisé est l’hydroxyde d’aluminium. Mais il en existe d’autres, comme le phosphate de calcium par exemple.

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Vaccins et aluminium :Quels vaccins contiennent de l’aluminium ?

La liste est longue… et les concentrations en aluminium pour chaque vaccin sont différents. Voici, parmi les vaccins les plus fréquemment utilisés, ceux qui contiennent de l’aluminium : Gardasil® et Cervarix® (vaccin contre le papillomavirus), Meningitec® (vaccin meningocoque C), Menbvac® (vaccin meningocoque B), Prevenar13® (vaccin contre le pneumocoque), Infanrix Hexa® (vaccin combiné contre DTP, coqueluche, hepatite B, infections àHaemophilus influenzae type b). Ce dernier contient 950μg d’hydroxyde d’aluminium et 1 450μg de phosphate d’aluminium, soit « une concentration d’aluminium 10 à 20 fois supérieure que celle qu’on tolère comme limite dans l’eau potable » explique le Pr Michel Geroget.

Vaccins et aluminium : En quoi l’aluminium est-il toxique ?

L’aluminium est reconnu pour ses effets toxiques. Introduit dans l’organisme, il peut pénétrer dans les muscles et le cerveau et avoir des effets néfastes sur leur fonctionnement. Eliminé naturellement par l’organisme des adultes, il est plus difficilement évacué par les reins immatures d’un nourrisson.
De nombreuses études ont mis en évidence les effets neurotoxiques de l’aluminium, notamment chez les enfants (1). L’accumulation d’aluminium dans le cerveau pourrait engendrer une épilepsie, des troubles de la mémoire, un retard mental et serait également liée à la survenue d’une maladie appelée la myofasciite à macrophages. Cette maladie neurologique encore peu reconnue se caractérise par les symptômes suivants : une fatigue chronique, des douleurs musculaires et articulaires chroniques, des troubles de la mémoire.

Vaccins et aluminium :Tous les enfants vaccinés avec de l’aluminium risquent donc de présenter des maladies à plus ou moins long terme ?

Voilà une question à laquelle il est difficile de répondre. Certes, chaque individu est différent et chaque organisme réagit différemment à la maladie ou aux corps étrangers. La majorité des effets secondaires après un vaccin se manifeste au bout de quelques mois, mais certains surviennent bien plus longtemps après. « Une étude du Pr Gherardi (2) a montré que le délai entre l’injection vaccinale et les premiers symptômes de la myofasciite à macrophages pouvait être de 8 ans. » explique le Pr Michel Georget, « Il est donc difficile de savoir ce qu’il va se passer pour les enfants qu’on vaccine aujourd’hui et qui vont continuer à accumuler de l’aluminium. »

Vaccins et aluminium :Existe-t-il une alternative à l’aluminium ?

Oui, il existe différents adjuvants utilisables dans la fabrication de vaccins. Le phosphate de calcium, substance naturellement présente dans le corps et donc non toxique pour ce dernier, a ainsi été longtemps utilisé pour la fabrication de vaccins en France, notamment par l’institut Pasteur. Mais lors de la fusion du laboratoire avec le groupe Mérieux, il a été abandonné au profit de l’aluminium. D’après le laboratoire, cette décision fit suite « à des réactions allergiques relevées ». Pour le Pr Georget, ce remplacement aurait davantage été effectué pour des questions de rentabilité : « On peut comprendre qu’un industriel ne peut pas faire deux productions en parallèle, ils ont donc choisi celle qui les arrangeait ».
Pourtant, le phosphate de calcium est une alternative « propre » et bien tolérée face à la toxicité avérée de l’aluminium.

Pour l’instant, le laboratoire français n’a pas décidé d’engager les investissements nécessaires pour remettre en production des vaccins DTP – ou d’autres – sans aluminium.