Cette mesure de la hauteur utérine permet de s’assurer que le fœtus grandit bien. A l’aide d’un mètre de couturière, le gynécologue ou la sage-femme mesure la taille de l’utérus depuis le pubis jusqu’au fond utérin. Cet examen est réalisé à chaque consultation prénatale. Et sachez-le, bien que simple, mesurer la hauteur utérine est presque aussi fiable que l’échographie pour savoir si le bébé est trop petit.

Mesurer la hauteur utérine  : idée sur la bonne croissance de votre bébé

  • La hauteur utérine correspond à la distance entre la symphyse pubienne (l’une des articulations du bassin que vous sentez lorsque vous touchez au niveau des poils pubiens) et le fond utérin (la partie la plus haute de l’utérus), tous deux évalués par palpation.
  • « On multiplie par quatre le mois de grossesse pour avoir la hauteur utérine moyenne. Par exemple, à sept mois de grossesse, elle est de 7 fois 4, c’est-à-dire 28 centimètres. On la compare ensuite à celle qui est réellement mesurée », explique Myriam Carette, sage-femme.
  • Il est important que ce soit toujours la même personne qui effectue cette mesure puisque ce geste dépend fortement de la prise des repères.
  • Mais attention, la hauteur de votre ventre dépend parfois de la position de votre futur bébé ! Un bébé en position transverse peut faire diminuer la hauteur utérine, de même qu’un bébé qui a tendance à être bas dans la cavité utérine. En cas de doute sur la croissance correcte de votre enfant, votre ventre sera surveillé de près.

Mesurer la hauteur utérine : Que se passe-t-il si la mesure utérine est trop faible ?

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  • Si le praticien soupçonne un retard de croissance intra-utérin, il pourra décider une hospitalisation complète ou de jour. Il vous prescrira aussi des examens, notamment une échographie, pour être rassuré sur le bien-être de votre futur bébé.
  • Une faible hauteur utérine révèle parfois une faible quantité de liquide amniotique ou oligo-amnios (4 % des cas). « Pour le bébé, ce manque caractérise un retard de croissance intra-utérin. Il est susceptible aussi d’avoir des conséquences sur son développement pulmonaire », indique le Pr Dominique Cabrol, gynécologue-obstétricien.

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  • En cas d’anomalie confirmée par échographie, en fonction du terme, le spécialiste déclenchera l’accouchement ou vous hospitalisera pour suivre au plus près l’évolution de votre grossesse.

Mesurer la hauteur utérine  : Et si elle est trop haute ?

  • Une grande hauteur utérine ne signifie pas forcément un gros bébé ! Elle peut annoncer un hydramnios (3 % des cas), c’est-à-dire un excès de liquide amniotique.
  • « Au niveau du fœtus, cela peut caractériser des malformations, notamment du tube digestif ou encore du système nerveux central, car il fait suspecter l’absence de déglutition, mécanisme vital commandé par le système nerveux », souligne le Pr Cabrol.
  • « Il peut aussi être en relation avec un diabète insulinodépendant de la maman ou un souci d’incompatibilité rhésus provoquant un œdème », poursuit le Pr Cabrol.
  • Si la hauteur utérine semble anormalement élevée et si le terme est proche, l’équipe médicale vous proposera peut-être de déclencher l’accouchement.