La bigorexie : quand le sport devient une obsession

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La bigorexie : quand le sport devient une obsession
La bigorexie : quand le sport devient une obsession
La bigorexie : Depuis que vous vous êtes mise au sport, vous ne pouvez plus vous arrêter. La preuve, vous êtes passée de 2 entraînements par semaine à 4, quitte à rater votre émission préférée ! Et quand vous avez dû vous arrêter pendant vos 10 jours de road-trip en Europe, vous avez cru tomber en dépression… Et si vous souffriez de bigorexie, cette addiction au sport ?
Votre meilleure amie, votre frère, vos parents ou encore votre médecin vous ont rabâché pendant des mois que le sport était bon pour la santé, et aujourd’hui vous apprenez que ça peut devenir dangereux ?
Pas de panique, tout est une question de mesure. Car si pratiquer une activité physique régulière est essentiel pour rester en bonne santé, trop de sport, en revanche, peut nuire à la santé. Car oui, il est tout à fait possible d’être accro au sport, et c’est loin d’être une bonne chose.
D’ailleurs, cette obsession porte un nom : la bigorexie.
  • La bigorexie : c’est quoi ?

Le dictionnaire définit la bigorexie comme une dépendance excessive à l’activité sportive. Et comme toute dépendance, ce n’est pas sain pour l’organisme. Pourtant, pendant plusieurs années, le fait d’être bigorexique était considéré par les médecins comme une addiction positive, contrairement au fait d’être accro à la drogue ou à l’alcool par exemple.
Depuis, les choses ont bien changé, puisque les chercheurs ont établi un parallèle entre labigorexie et des troubles comme la boulimie…
  • La bigorexie : Comment savoir si je suis bigorexique ?

Impossible de vous passer de votre séance de running bi-hebdomadaire ou de votre heure quasi-quotidienne à la salle de sport ?

La bigorexie : quand le sport devient une obsession

Rassurez-vous, cela ne signifie pas que vous êtes bigorexique pour autant.
La bigorexie, c’est quand le sport tourne à l’obsession. Les personnes qui en souffrent éprouvent un besoin compulsif de dépasser leurs limites, d’améliorer leurs performances, et ce, quitte à prendre des graves risques de blessures. Déchirures musculaires, fractures… Mais aussi risques de problèmes cardiaques.

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Résultat : leur vie ne tourne plus qu’autour du sport, à tel point que les bigorexiques finissent par en négliger leurs proches et leur travail. La solution pour s’en débarrasser passe généralement par une thérapie ou un suivi avec un médecin addictologue.

  • La bigorexie : quels sont les sports concernés ?

Si tous les sports peuvent être une porte d’entrée vers la bigorexie, deux catégories sont principalement concernées : le culturisme – qui peut devenir un véritable culte du corps entraînant des excès lors des entraînements ou la prise de substances visant à développer la masse musculaire – ainsi que l’endurance. En particulier les adeptes du running !
Et pour cause : courir permet de libérer des endorphines, créant un état de bien-être, voire même d’euphorie. Mieux, ces endorphines peuvent servir d’antalgiques pour calmer la douleur, ou encore d’anxiolytiques.

La bigorexie : tout est une question d’équilibre !

Attention, le risque de bigorexie ne doit pas servir d’excuse pour ne pas pratiquer d’activité sportive. Il suffit simplement d’agir avec modération et d’écouter les conseils de son médecin.
L’idéal ? Ne pas se focaliser sur un seul exercice physique, et pratiquer le sport en groupe. Et surtout, se rappeler d’une chose : faire du sport doit rester un plaisir, et non devenir une contrainte !