La carence en acide folique est difficile à retracer et peuvent passer inaperçus pendant plusieurs mois. Connaître les symptômes, les causes, les facteurs de risque et les traitements vous aideront à mieux la comprendre et vous pourrez peut-être faire face à cette carence.

Carence en acide folique : Les folates, c’est quoi ?

  • Les folates ou acide folique, c’est la vitamine B9. En France, près de la moitié des femmes en âge d’avoir un enfant présente une déficience en vitamine B9, le plus souvent sans le savoir.

Carence en acide folique :A quoi ça sert ?

  • L’acide folique joue un rôle important dans la prévention de l’anémie et dans la formation des cellules.
  • L’acide folique intervient dans la synthèse de l’ADN (support génétique propre à chaque individu). Il sert à renouveler les cellules, particulièrement pendant les périodes de croissance, participe au renouvellement des cellules du sang et joue un rôle dans le fonctionnement des systèmes nerveux et immunitaire. Il joue aussi un rôle important dans la prévention de l’anémie.

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  • Fer et folates sont intimement liés, puisque l’une des missions de ces derniers est d’aider l’organisme à fixer le fer… un rôle particulièrement intéressant pendant la grossesse où les besoins en ce minéral sont accrus.

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Pourquoi l’acide folique est-il important pendant la grossesse ?

  • Enceinte, les besoins sont accrus et augmentés environ d’un tiers. Cette vitamine joue un rôle essentiel dans la formation des cellules, la croissance et de développement du futur bébé.
  • Côté future maman, en fixant le fer, ils favorisent la fabrication des globules rouges par la moelle osseuse, assurent un bon équilibre du système sanguin et donc protègent de l’anémie. Un rôle indispensable pendant la grossesse pour compenser les pertes de fer et approvisionner les tissus (utérus, seins…) qui prennent du volume. Ils éloignent aussi les risques de fatigue avant et après l’accouchement (surtout s’il s’accompagne de pertes de sang importantes).
  • Pour votre futur bébé : les folates jouent un rôle de premier plan dans sa croissance et dans son développement, principalement celui du système nerveux. Ils sont aussi les garants de la bonne fermeture du tube neural (c’est lui qui est à l’origine du cerveau, de la moelle épinière et de la colonne vertébrale).

Carence en acide folique :Quels sont les risques pour le futur bébé en cas de carence ?

  • Consommer suffisamment de vitamine B9, au moment de la conception et en tout début de grossesse, contribue à prévenir les malformations de la future mœlle épinière du bébé, appelées « anomalies de fermeture du tube neural » ou AFTN. Ces malformations se constituent au cours des quatre premières semaines de grossesse et sont responsables de handicaps à la naissance, souvent irréversibles.
  • Une carence peut aussi entraîner des troubles de développement du futur bébé, avec des risques de fausse couche et d’accouchements prématurés, un retard de croissance intra-utérin.

Carence en acide folique :Quels sont les besoins pendant la grossesse?

  • Pour vous, mais surtout pour votre futur bébé, il est indispensable que vos réserves soient suffisamment importantes (500 microgrammes (µg) par jour au lieu des 400 habituels) tout au long de votre grossesse. D’autant que pour se développer et créer ses propres réserves, votre bébé puise dans les vôtres !

Pour avoir votre quota, il vous suffit d’intégrer chaque jour dans vos menus, au choix :

  • – du foie, de la salade, des épinards ou 2 cuillerées à soupe de superlevure sur une salade par exemple (100 g = 100 à 150 microgrammes).
  • – du chou, de la betterave, de l’artichaut, de l’endive, des poivrons ou de l’orange (100 g = 50 à 100 microgrammes).
  • – des œufs (2 petits œufs), du riz, de la semoule ou de la banane (100 g = 25 à 50 microgrammes).

Carence en acide folique :Comment faire le plein de folates ?

Cette double protection n’est effective que si les apports en folates sont suffisants et réguliers. Comme le corps ne sait pas les fabriquer, c’est dans l’alimentation qu’il faut aller les chercher. Beaucoup d’aliments en contiennent, et certains plus que d’autres. A privilégier tout particulièrement : les feuilles vertes de certains légumes (choux verts, épinards, salades…), le foie, le jaune d’œuf , les levures et superlevures du commerce.