Couple face à l’infertilité : Nombreux sont les couples qui désirent avoir un enfant. Pour une raison ou une autre, l’heureux événement tarde à venir. Ainsi, lesdits couples commencent à douter de leur fertilité. Sont-ils aptes à procréer? Une multitude de questions rôde dans l’esprit de ces couples «stériles». Stérilité ou infertilité, la science a apporté des remèdes à ces maux. Il est donc important d’établir un bilan de fertilité, pour dresser un tableau de cette stérilité passagère ou permanente
Entre « vouloir » et « pouvoir », il existe une énorme différence… dont sont parfaitement conscients les couples qui tentent désespérément d’avoir un bébé sans y parvenir. « Même si l’on ne dispose pas de statistiques précises, les spécialistes ont le net sentiment qu’il y a de plus en plus de cas d’infertilité », affirme le Dr Joëlle Belaïsch-Allart , responsable clinique d’un centre d’assistance médicale à la procréation.

Couple face à l’infertilité : Quelles sont les principales causes d’infertilité ?

  • Deux raisons peuvent expliquer que l’ovocyte et le spermatozoïde ne se rencontrent pas : soit parce qu’ils ne sont pas fabriqués (on parle alors de stérilités hormonales), soit parce qu’ils ne peuvent parvenir au rendez-vous, le chemin étant « bouché » ou, plus scientifiquement, les voies génitales étant altérées (stérilités mécaniques).
  • Il existe aussi de nombreux cas d’infertilité inexpliqués. Pourquoi ne parvient-on pas à les comprendre ? Pour certains parce que la médecine a ses limites, qui évolueront peut-être dans les années à venir. Pour d’autres parce qu’ils relèvent de blocages psychologiques, en rapport avec l’histoire personnelle du couple.

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Couple face à l’infertilité : les facteurs favorisants

  • De nombreuses causes ont été évoquées pour expliquer une éventuelle baisse de la fertilité : le stress induit par nos modes de vie modernes, la pollution – et notamment l’augmentation de la présence de pesticides – qui ne ferait pas bon ménage avec la bonne santé des spermatozoïdes…
  • Mais la toute première et la plus évidente cause d’infertilité réside dans l’âge de plus en plus avancé auquel les couples décident d’avoir leur premier bébé. « Une idée fausse circule auprès des couples qui souhaitent avoir un enfant : ils croient bénéficier de 25 % de chances par cycle. C’est vrai à 25 ans ! A 35 ans, les chances d’être enceinte tombent à 12 % par cycle, à 40 ans, elles ne sont plus que de 6 %. Il faut le savoir », insiste le Dr Joëlle Belaïsch-Allart qui milite pour un nouveau slogan « Un enfant, tant que je peux ! »
    • « Il faut aussi avertir les femmes que les techniques d’assistance médicale à la procréation (AMP) ne sont pas magiques !, ajoute cette spécialiste. Mieux vaut arriver à la Fiv (Fécondation in vitro) avant 37 ou 38 ans, âge à partir duquel on assiste à une chute des taux de succès. »

      Couple face à l’infertilité : Combien de temps faut-il « essayer » avant de consulter ?

      En quoi consistent ces explorations ?

      Il s’agit d’examens médicaux permettant d’établir les causes de l’infertilité. Si votre gynécologue respecte scrupuleusement la RMO, ces explorations iront des plus simples aux plus compliquées et invasives.
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    • Selon la RMO (Référence médicale opposable) – un texte établi par des experts, définissant les bonnes pratiques médicales –, il est possible de commencer les explorations après une année de rapports sexuels réguliers sans contraception. Sauf si la femme a plus de 35 ans ou si elle souffre de troubles du cycle patents, ou encore si une pathologie de l’appareil génital est connue ou suspectée chez l’un des deux partenaires. Dans ces derniers cas, on pourra commencer les explorations sans attendre douze mois.

      La courbe de température. Contraignante mais indispensable, la prise de la température rectale, chaque matin avant le lever du lit pendant au moins deux mois, va renseigner sur la date de l’ovulation. L’élévation de la température du corps de quelques dixièmes de degré indique en effet que celle-ci a lieu. Signalons aussi les tests d’ovulation, vendus en pharmacie, qui permettent de vérifier l’existence de ce moment propice à la fécondation. En l’absence d’ovulation, on pourra préciser le problème sous-jacent par un dosage sanguin des différentes hormones ovariennes.
      Le test de Huhner. On vous demandera d’avoir un rapport sexuel six à vingt heures avant l’examen de façon à évaluer le nombre et la mobilité des spermatozoïdes dans la glaire cervicale. Ce test apprécie aussi la qualité et l’abondance de cette glaire qui joue un rôle fondamental dans le transport des spermatozoïdes.
      • Le spermogramme. Cet examen-là concerne votre compagnon qui doit recueillir un peu de sperme en laboratoire par masturbation. Il permet de connaître le nombre des spermatozoïdes, leur qualité, leur mobilité et leur morphologie. Il est primordial. Malheureusement, il est trop souvent « oublié », beaucoup de médecins et d’hommes faisant l’impasse dessus. Est-ce parce que la fertilité masculine ne saurait être remise en cause dans une société souffrant encore de relents machistes ? « C’est le couple qui veut un enfant, pas une femme seule ! », souligne Joëlle Belaïsch-Allart.
      • La recherche d’une cause mécanique. Ensuite seulement, on cherchera à vérifier la perméabilité des trompes par une radiographie (ou hystérosalpingographie). On pourra même pratiquer une exploration chirurgicale des trompes par cœlioscopie. Mais ces examens n’étant pas sans douleur pour la femme, ils ne seront utilisés qu’en dernier recours, après tout le reste. « En tout cas, c’est ainsi que cela devrait se passer ! » précise le médecin.